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Assakamour 02/2006
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Cette association a pour objet en France et dans le monde, de soutenir des personnes, des groupes de personnes ou des collectivités qui se trouvent démunies face à des difficultés liées directement ou indirectement à l'environnement ou à une situation de crise, de créer ou de participer à des actions de promotion et de développement dans les domaines qui touchent l'être humain : santé, équipement, social, éducation, culturel, productions artisanales, animales, maraîchères ...
Amoureux du désert, nous savons tous combien il est difficile d’y survivre à longueur d’année. Sous l'impulsion de Mohamed Ixa, des touaregs économiquement actifs, puisqu’ils ont créé dans les années 1996-1997 une agence de voyages qui fait travailler des familles, ont souhaité venir en aide à un plus grand nombre d'habitants en créant leur association "TIDÈNE". Elle a été reconnue Organisation Non Gouvernementale (ONG) par le gouvernement de la République du Niger en 2004.
L’association a pour objectif d’aider les populations de la vallée de Tidène (nord du Niger) dans les domaines du développement rural, de la santé, de l’éducation et de l’artisanat. C’est une initiative de touaregs, femmes et hommes, pour leur communauté en difficulté, conscients de la nécessité de se prendre en main, d'apporter les moyens pour améliorer la situation des habitants de la région.
Association humanitaire, créée en 2000 à Montauban (82) en Midi-Pyrénées, elle regroupe plus de 800 adhérents et donateurs en France et à l'étranger, issus de tous milieux socioprofessionnels, apportant compétences et ouverture d’esprit autour d’une même vision de l’humanitaire.
Nous sommes en janvier 2005. Au Nord Niger,à la lisière du Ténéré, au cœur du pays Touareg.
Dans la maternité de l'hôpital d'Agadez, 3 infirmières et 4 médecins venus de Haute-Savoie, assurent une mission médicale bénévole. Leur spécialité : la mère et l’enfant. Pour chacun d'eux, c'est une première. Ce qu'ils découvrent dépasse ce qu'ils pouvaient imaginer en terme de misère sanitaire et médicale. Et pourtant, d'autres bénévoles les ont précédés. A leur retour, trois semaines plus tard, ils décident de créer l'association « les Mamans du Soleil® » qui s'occupera essentiellement des mères et des enfants. Avec un seul but : assurer de nouvelles missions médicales mais surtout, éduquer et former la population et les intervenants locaux pour pérenniser leurs interventions et celles des autres missions.
Les Touaregs occupent un immense territoire qui s'étend du Sahara central – sud libyen et sud algérien – au nord du Mali, du Niger et du Burkina Faso.
Traditionnellement éleveurs, pasteurs transhumants ou encore commerçants, leur société a connu de profondes transformations ces dernières décennies. Au début des années 60, tandis qu'ils manifestent en vain leur refus d'être rattachés aux États du Niger et du Mali, la décolonisation les prive d'une réelle indépendance et leur pays est partagé entre différents États. La politique autoritaire et répressive adoptée par les gouvernements du Niger et du Mali au cours des premières décennies d'Indépendance va radicaliser leurs positions. Dans les années 70 et 80, ils seront touchés par des vagues de sécheresse les contraignant à l'exil dans le sud de l'Algérie et de la Libye. C'est à cette époque que l'on prendra l'habitude de désigner les jeunes touaregs en quête de travail par le terme ishumar, emprunté au français "chômeur". Allant de ville en ville, les ishumar vivent alors au gré de leur itinérance et de l'histoire mouvementée du front touareg qui s'organise clandestinement. Leur culture particulière se forge à l'extérieur de la vie des campements, dans les villes, loin de leur famille. Le front touareg lance une offensive en 1990 sur les régions nord du Mali et du Niger. Le conflit se termine officiellement au Mali en 1992 et au Niger en 1995 alors que les régimes se démocratisent. C'est en Libye et en Algérie, autour d'Intiyeden et d'Ibrahim Abaraybone, que s'est formé Tinariwen, premier groupe de musique ishumar. S'inspirant de lignes mélodiques issues du répertoire traditionnel, les ishumar décrivent, à travers des textes militants, leur mode de vie aventureux et formulent de vibrants appels à la mobilisation de la jeunesse restée au pays. Dans les bidonvilles se multiplient des soirées festives où les musiciens se produisent au gré de leurs pérégrinations. Les chansons y sont enregistrées sur des cassettes, dupliquées, échangées ou offertes, diffusant la parole ishumar dans toutes les régions touarègues, dans les campements comme dans les villes. Toumast s'est créé dans les années 90 autour de Moussa Ag Keyna. Après des années de lutte et de maquis, Moussa grièvement blessé est évacué vers la France; il y sera plus tard rejoint par Aminitou Goumar. La rencontre à Paris avec le compositeur, arrangeur et réalisateur Dan Levy permet l'enregistrement de l'album. Celui-ci témoigne des années de lutte et de désillusions qu'ont connu les Touaregs. On y retrouve les thèmes chers aux ishumar: la nostalgie de la vie nomade, l'amour, le goût amer de l'exil et la critique politique. |


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